Communauté de Communes du Pays de Matignon

 

Renseignez-vous sur les programmes de plantation :

Alexandra Leconte

Service Bocage

02 96 41 24 90

06 64 64 32 71

 

Communauté de Communues du Pays de matignon
Rue du Chemin Vert
22550 MATIGNON
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Tél. 02 96 41 15 11
Fax. 02 96 41 15 14

Du lundi au vendredi
9h-12h / 14h-17h

Préservation du bocage : nos actions

Photo d'une haie bocagère sur le territoire du Pays de Matignon En 55 ans, le bocage de notre territoire a perdu 77 % de sa longueur. Dès 2006, la Communauté de Communes du Pays de Matignon a pu amorcer une dynamique de replantation sur l’ensemble du territoire communautaire.


Protéger et préserver le bocage !

Préserver et restaurer le bocage, c’est la possibilité pour les habitants, comme pour les visiteurs de notre région de retrouver et d’apprécier un peu de nature dans un monde qui s’artificialise chaque jour un peu plus. C’est aussi permettre à chacun de mieux prendre conscience du rôle majeur des agriculteurs dans la gestion des espaces ruraux. Il est parfaitement possible de combiner harmonieusement les objectifs d’évolution du parcellaire agricole et la préservation du bocage.

Depuis l’hiver 2006/2007, grâce aux soutiens financiers du Conseil Général des Côtes d’Armor, de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, du Conseil Régional et de l’Europe, la Communauté de Communes du Pays de Matignon propose des programmes de reconstitution du bocage à destination des particuliers et des agriculteurs. En cumulant ces programmes, 27 km de haies bocagères ont déjà été plantées, 730 m de talus plantés ainsi que 7.5 ha ont été boisés. C’est encourageant mais loin d’être suffisant !

Un programme de replantation, 100% subventionné, 100% bon pour l’environnement.

Breizh Bocage est un programme de création et de restauration de maillage bocager ayant pour objectif principal la réduction des transferts des polluants vers les cours d’eau. Il vise également la préservation de la biodiversité, la reconstitution du paysage agricole et le développement de la filière bois-énergie.

Le programme Breizh Bocage est organisé en trois volets  :

. Une partie « étude territoriale  » qui a été réalisée en 2008 sur l’ensemble du territoire de la Communauté de Communes élargi au bassin versant de la baie de la Fresnaye. Cette étude a permis d’établir un état des lieux précis de notre bocage.


Discussion entre le propriétaire foncier et l'agent de la collectivité en charge du programme de plantation . Une partie « Diagnostic/Action  ». L’objectif de ce volet est de faire des propositions d’aménagement bocager concrètes aux propriétaires fonciers à l’échelle de deux communes soit environ 3000 ha. Le diagnostic/action est réalisé chaque année sur deux communes différentes.


. Une partie « travaux ». Il s’agit de la réalisation technique des projets établis en « diagnostic/action » une fois validés par les propriétaires fonciers et les agriculteurs bailleurs. Ce volet comprend le travail du sol préalable à la plantation, la fourniture de plants et de protections à gibiers, leurs poses, l’entretien durant les 3 premières années. La prise en charge technique et financière est fonction du projet. Elle peut être entièrement prise en charge.

Pour savoir si vous pouvez bénéficier de ce programme contactez Alexandra LECONTE au 02/96/41/15/11 ou par mail : alexandra.leconte@orange.fr

En savoir plus sur le bocage et le remembrement

Qu’est ce que le bocage ?

Le bocage est un paysage rural caractérisé par des champs enclos par des alignements d’arbres et arbustes, des talus ou des murs de pierres. Le bocage est formé, entretenu et maintenu par et pour l’homme. Deux types de bocage peuvent être dissociés : un bocage de talus, constitué en général d’une levée de terre maçonnée et/ou plantée, et un bocage de haie à plat, où la végétation constitue une barrière. Ainsi, dans les différents pays bretons, le bocage ne présente pas la même physionomie selon l’organisation de ces éléments.

Origine du bocage breton

Le bocage a été construit par de nombreuses générations de paysans et de propriétaires, et constitue à l’origine une limite de parcelle, une clôture. Il a été édifié pour protéger les animaux et les cultures et pour structurer la circulation de l’eau. L’élevage et la rotation de jachère ont obligé à clore chaque parcelle, qui était tour à tour, un champ travaillé à l’abri du vagabondage des animaux, puis une pâture temporaire où les animaux peuvent être lâchés sans surveillance. Le bocage a également permis une structuration hydrique du territoire. La circulation de l’eau était allongée et ralentie par les talus et fossés afin d’assurer la distribution à tous les usagers de cette ressource. Le mouvement de plantation et de création de talus s’est globalement poursuivi jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.

Le remembrement en Bretagne

Après la Seconde Guerre Mondiale, les pratiques agricoles se mécanisent et s’intensifient. La modernisation de l’agriculture nécessite des structures plus grandes et adaptées à l’utilisation des engins. Les changements majeurs des pratiques agricoles se traduisent alors par l’élargissement de la taille des parcelles, par une augmentation des surfaces cultivées et par la destruction des éléments permanents considérés comme gênants (bois, talus plantés ou non, prairies). Autrefois « rentables », les haies sont devenues un frein à la mécanisation et à l’agrandissement des parcelles. Les volontés collectives ou individuelles d’aménagement foncier (modernisation du parcellaire agricole et des réseaux, développement de l’urbanisation), la disparition des pratiques agro-forestières et la dévalorisation de l’entretien des boisements (arrêt de l’exploitation du bois de chauffage), ont conduit à la suppression de milliers de kilomètres de talus plantés et de chemins creux. Le remembrement a été d’autant plus sévère en Bretagne qu’il existait un mode de succession égalitaire entre les descendants ayant généré de nombreuses parcelles de très petite taille. Ces transformations ont entraîné une perte importante de biodiversité et des perturbations hydrauliques majeures. Associés aux opérations de remembrement initiées par l’État, les travaux connexes ont défiguré le paysage notamment par la déstructuration et la disparition des éléments bocagers (chemins, haies, talus) et le drainage des zones humides.

Le remembrement en quelques chiffres :

. Entre 1960 et 1990, 60% des talus, haies et arbres d’alignement ont disparu en France (Bardedet, 2005 ).

. 220 000 km de haies et talus en Bretagne ont été rasés (Perrichon, 2003). En 1997, la Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt Bretagne estimait le bocage breton à 251 000 km (site de Bretagne environnement).

. Dans les Côtes d’Armor, sur les 70 000 km de haies et talus arasés en trente ans (Garczynski, 2001) seuls 2 000 km de haies à plat et 90 km de talus ont été recréés depuis 1978 (site de Bretagne environnement).

Après une période de fort recul dans les années 60-80, on redécouvre aujourd’hui les différentes fonctions que ces arbres assurent dans le paysage : lutte contre l’érosion, régulation des eaux, drainage naturel, refuge des insectes auxiliaires et pollinisateurs, abri des animaux, conservation de la biodiversité…

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