Communauté de Communes du Pays de Matignon

Jardinez au Naturel !

Jardinez au Naturel !

Avec l’arrivée des beaux jours et à l’occasion de la semaine pour les alternatives aux pesticides du 20 au 30 mars 2014, pensez à jardiner au naturel !

Connaitre la réglementation :

Afin de préserver la qualité des eaux, il est interdit d’utiliser tout produit phytosanitaire :


- Sur les caniveaux, avaloirs et bouche d’égout.
- A moins de 5 mètres des cours d’eau, canal et point d’eau.
- A moins d’un mètre de la berge des fossés avec ou sans eau.

Cf. arrêté du 1er février 2008 relatif à l’interdiction d’utilisation des produits phytosanitaires à proximité de l’eau.


Quels sont les risques à utiliser des produits phytosanitaires ?

- Pollution de l’eau : appliqués sur une surface imperméable (trottoirs, allées etc…), les désherbants sont massivement emportés par les pluies vers les ressources en eau.

- Santé : L’utilisation des pesticides est susceptible de provoquer des intoxications (brûlures, saignements, vomissements, migraines…). Au-delà, la présence des pesticides dans notre environnement est incriminée dans le développement de maladies graves.

- Toxicité pour les auxiliaires : La plupart des insecticides autorisés dans les jardins sont des « tue-tout » toxiques pour les insectes et les petits animaux : coccinelles, syrphes, abeilles…

Les pesticides sont destinés à :
- Tuer les herbes spontanées dans les cultures : de fruits, de légumes et de céréales - dans des espaces de circulation : routes, cours, trottoirs, allées… - dans les pelouses, massifs…
- Tuer certains animaux dits "ravageurs", "parasites" ou "ennemis des cultures" : souris, rats, chenilles, vers, limaces, pucerons, altises…
- A lutter contre les maladies des cultures : mildiou, oïdium, tavelure

Les solutions alternatives aux pesticides :

Les principes du jardinage sans pesticides :

- Couvrir le sol par des paillis, des plantes couvre-sol et des engrais verts.
- Choisir des plantes adaptées au jardin.
- Entretenir la fertilité du sol en développant l’activité des vers de terre et des microorganismes par des apports réguliers de compost, humus et la mise en place de paillis.
- Penser à la rotation des cultures légumières.
- Créer un environnement favorable aux plantes et animaux du jardin : haies fleuries et champêtres tapissées de feuilles mortes, fleurs en toutes saisons, abri à insectes…
- Ne pas laisser les herbes envahissantes, se mettre à fleur et à graines.
- Utiliser des outils adaptés et travailler la terre au bon moment.


Astuces

Faire confiance aux auxiliaires du jardin

La plupart des êtres vivants du jardin sont indispensables à la fertilité et à la santé des plantes :
- Les décomposeurs (bactéries, champignons, cloportes, lombrics…) décomposent les feuilles mortes, les débris de végétaux… en matière organique (humus), indispensable à la fertilité des sols. Ils aèrent et ameublissent la terre.
- Les pollinisateurs (abeilles, bourdons, papillons, syrphes…) butinent les fleurs et participent activement à la reproduction des plantes. Sans eux, un grand nombre d’espèces végétales disparaîtrait et les rendements baisseraient.

Les pesticides nuisent aux insectes utiles. Seul un petit nombre d’espèces est ravageur des cultures. La grande majorité des êtres vivants ne sont pas nuisibles au jardinier : ils participent tous à l’équilibre des écosystèmes. Les désherbants, les produits de traitement et les engrais chimiques solubles détruisent les équilibres écologiques.

Les auxiliaires prédateurs : Ils se nourrissent ou parasitent les ravageurs des cultures (pucerons, chenilles, acariens, limaces et escargots…).
- Les coccinelles, les larves de syrphes et de chrysopes mangent par jour plusieurs dizaines de pucerons, des acariens, des petites chenilles,
- Les mésanges et autres oiseaux mangent chenilles, pucerons, mouches…,
- Les carabes consomment les œufs des limaces…,
- De mini guêpes pondent dans les pucerons et les chenilles,
- Des acariens mangent d’autres acariens,
- Les hérissons et batraciens consomment des escargots, vers et insectes,
- Les chauves-souris capturent des mouches, papillons…

Il est rarement utile d’acheter des auxiliaires. Ils s’installeront naturellement dans le jardin, si vous savez l’aménager et l’entretenir pour les accueillir.

Des haies, des fleurs et des coins peu entretenus : Planter des haies fleuries avec quelques arbustes champêtres : buis, sureau, noisetier, laurier tin, alaterne, viorne obier, lierre, cornouiller mâle, cotinus, charme, fusain d’Europe… accueillent et nourrissent une grande quantité d’auxiliaires.

Pour en savoir + sur les auxiliaires au jardin, Éducatif eau et rivières : Livret auxiliaires du jardin et rendez-vous sur la rubrique Jardinez au Naturel


Le Paillage

Les débris végétaux sont étalés sur la terre, de manière esthétique et efficace, se décomposant en surface pour former l’humus et empêcher le développement des herbes indésirables. Le paillis bloque leur germination et leur croissance, faute de lumière. C’est la solution la plus efficace pour éviter d’utiliser des désherbants chimiques.

Quel paillis choisir ?

Des paillis organiques « faits maison »

Préférer le paillage avec des matériaux de récupération du jardin. Ils sont gratuits, se transforment en humus et cela évite de les porter à la déchetterie (recyclage coûteux). Plus l’épaisseur est importante, plus longue sera la durée du paillis.

- Feuilles mortes  : elles sont toutes utilisables, comme dans la nature. Les plus coriaces sont les plus durables. Utiliser les feuilles des arbres fruitiers et des rosiers pour pailler les fleurs ou les légumes et éviter le risque de propager des maladies. Broyer les feuilles larges avec une tondeuse, pour les étaler plus facilement entre les fleurs et les petites plantes.

- Tontes de pelouse sans graines  : les laisser sécher avant de les étaler, pour éviter leur pourriture.

- Déchets secs du jardin et de petites tailles de haies (broyés avec la tondeuse), grosses tailles de haies et branches (broyées avec un broyeur) : se décomposent lentement.

Des paillis organiques du commerce : prêts à l’emploi
- Écorces de pin, écorces de feuillus pour les arbustes, les rosiers, les haies,
- Paillettes de chanvre, de lin, écorces de fèves de cacao, coques de sarrasin : pour les fleurs.

Pour en savoir + sur le paillage, rendez-vous sur la rubrique Jardinez au Naturel


Le compostage

Composter consiste à laisser se décomposer naturellement les déchets du jardin et de la cuisine, soit dans un composteur, soit en tas, à l’air libre. En 6 mois à un an, les vers de fumiers (ver rouge), les bactéries et les micro-organismes du sol transformeront ces déchets en compost, c’est-à-dire en engrais organique et en amendement fertile, riche en humus.

Le compostage permet :
- de disposer gratuitement d’un engrais complet et gratuit,
- d’avoir une terre plus riche, plus facile à travailler et plus fertile,
- de mieux retenir l’eau et les éléments fertilisants sur la terre. D’un point de vue général, tous les déchets d’origine végétale et qui n’ont pas été

Traités :

-  Les déchets du jardin : fleurs fanées, feuilles mortes, tontes de pelouse en quantités modérées, déchets du potager, tailles de haies broyées, herbes spontanées non grainées.

- Les déchets de la cuisine : épluchures de fruits et de légumes, coquilles d’œufs, marcs de café et de thé, pain rassis…

- Autres : fumiers d’animaux, cendres en petite quantité, copeaux et sciure de bois non traités, serviettes en papier (essuie-tout), paille, foin, litière pour animaux…

Les règles à respecter pour réussir son compost :

- Une bonne aération : remuez, décompactez et mélangez systématiquement les déchets entre eux lors de leur apport dans le composteur ou le tas.

- Surveiller l’humidité : Les déchets en cours de compostage doivent toujours rester humides sans être gorgés d’eau. Le compost ne doit être ni trop sec, ni trop humide.

- L’équilibre carbone/azote : Il faut alterner les apports de déchets Ceux riches en azote : ils sont en général verts, humides, mous (ex. tontes de pelouse, épluchures, fanes de légumes…). Ceux riches en carbone : ils sont en général bruns, secs, rigides (ex. feuilles mortes, sciure, tiges sèches…). Les éléments riches en carbone sont produits plutôt de la fin de l’été à l’hiver alors que les éléments riches en azote sont produits tout au long de l’année. Stockez les éléments riches en carbone pour en apporter régulièrement au compost.

A noter : La Communauté de Communes propose à tous ses habitants des composteurs individuels de jardin en bois. Vous pouvez réserver votre composteur au service déchets de la Communauté de Communes au 02 96 41 15 11. En savoir +.

Pour en savoir + sur le compostage, rendez-vous sur la rubrique Jardinez au Naturel.


Pour plus de renseignements, rendez-vous sur la rubrique "Jardinez au Naturel" . Vous découvrirez diverses fiches conseils pour l’entretien de votre pelouse, votre potager, votre terrasse, votre paillage etc.

Vous pouvez également vous procurer gratuitement les "Jardifiches" auprès de la Communauté de Communes du Pays de Matignon.

A télécharger :
- Guide "Comment jardiner sans pesticide ?"
- Guide Pratique « mon jardin malin » : Recycler mes déchets verts et de cuisine pour jardiner au naturel. Guide de la Communauté de Communes du Pays de Matignon réalisé en collaboration avec le Conseil Général des Côtes d’Armor.

Site de la Maison de la consommation & de l’environnement : Jardiner au naturel : cliquez ici.

Haut de page